02 avril 2010

La pièce "Chroniques”

2010_A_Truc

Créée au pont de la croix au Vigan, la pièce “Chroniques” d’après les textes de Xavier Durringer a été jouée au théâtre de l’Albarède à Ganges les 29 et 30 janvier 2010.
La compagnie de théâtre amateur C.A.T (Compagnie à Trucs) est l’aboutissement du travail d’un atelier adultes. Ils nous avaient déjà séduits en 2008 avec “Palace”, conçu à partir des textes de Jean-Michel Ribes.
Le centre socioculturel l’Agantic et la communauté de communes Gangeoise, ont permis la réalisation de ce rêve : “jouer devant un public nombreux dans un vrai théâtre”.
L’Albarède a soutenu le projet en mettant tout le dispositif à leur service : la technique avec régisseur, le hall et le bar du théâtre investi par les bénévoles qui nous ont accueilli (assiettes et boissons avant le spectacle) pour une rencontre et un échange avec les comédiens et leur metteur en scène. De nombreux Saint-Laurentais ont fait le déplacement.
Plusieurs participants de l’aventure vivent au village. On peut citer :
• Fabrice dit Fab (l’heureux papa de Maya née à Saint-Laurent) il est comédien, jongleur, plein d’énergie
• Romain, comédien, scénographe, accessoiriste, il est l’homme de la situation
• Odré, comédienne, costumière, avec les guêpières
• Christelle au maquillage, présente dès qu’il y a de la déco dans l’air
• Damien, le DJ, musicien arrangeur nous avait bien caché ses talents
• Dominique, au chant et à la guitare a mis en musique les textes de l’auteur
• Agathe à la mise en scène. Elle anime depuis 11 ans les ateliers de l’Agantic.

“Il s’agit d’un cabaret urbain, un lieu de rencontres nocturnes où des fragments d’histoire naissent comme des instantanés, des polaroïds. Ce sont des bribes, des petites coupures, des voix qui éclatent doucement, des voix de tout le monde et de personne, du sourire caché à la violence des jours entiers et de nuits entières.”
Dans cette adaptation contemporaine, Agathe nous donne à voir et à entendre l’angoisse, les cris générés par cet univers urbain. Personnages paumés, maquillage forcé et coupe au carré des filles, acteurs entourés sur la scène par des spectateurs témoins du jeu, me font penser au chaos annonciateur des années noires. On pourrait évoquer un spectacle référent de cette époque “Cabaret” fait de tranches de vie intenses, denses, désespérées.
Agathe pose un regard juste. La générosité, la force du jeu des comédiens font le reste.
Attentive, comme vous pouvez le comprendre, j’ai entendu une Saint-Laurentaise dire sa fierté de partager ce moment de théâtre avec ces acteurs du village. Je suis aussi fière d’eux mais également de ces peintres, plasticiens décorateurs, potiers, qui, en ouvrant leurs maisons et ateliers nous procurent bien du plaisir, sans oublier nos musiciens, choristes, dessinateurs, danseurs, conférenciers, … et si Saint-Laurent était une mine d’or.

Nicole Arnal pour le Petit Journal de Saint-Laurent-le-Minier, N° 14, avril 2010

.

Posté par chemindeszarts à 14:37 -


22 janvier 2010

La Compagnie À Trucs présentent “Chroniques”

2010_01_Chroniques

Le Théâtre Albarède de Ganges et La Compagnie À Trucs présentent Chroniques de Xavier Durringer vendredi 29 et samedi 30 Janvier  à 21h.

Il s'agit d'un cabaret urbain, un lieu de rencontres nocturnes, où des fragments d'histoires naissent comme des instantanés, des polaroïds. Ce sont des bribes, des petites coupures, des voix qui éclatent doucement, des voix de tout le monde et de personne, du sourire caché à la violence des jours entiers de nuits entières.

Le choix de la mise en scène nous amène en un lieu où le public devient le témoin de scènes dramatiques. L'écriture cinématographique de l'auteur permet de poser une situation réaliste, un café-concert et son personnel: videur, ouvreuses, hôtesses, barman, gérante, DJ, musiciens. D'emblée, le public est plongé dans l'univers électro du DJ et les hôtesses dans une chorégraphie mécanisée, l'accueillent avec froideur et distance. L'apparition, comme irréelle, du musicien, artiste androgyne à la voix castra, souligne et révèle la douleur et la fragilité des personnages.

La Compagnie À Trucs est une compagnie amateur, créée en 2009. Elle est la concrétisation d'un projet commun, qui prend naissance au travers des ateliers de théâtre adultes, menés par Agathe Arnal, du centre social de l'Agantic de Ganges. Après "Palace", en 2008, conçu à partir des textes de Jean-Michel Ribes, Chroniques est le deuxième projet qu'elle porte mais le premier sous le statut de compagnie amateur.

Mise en scène d'Agathe Arnal, scénographie et décors de Romain Duverne, création lumières de Patrice Gruckert, création Musicale de Dominique Gazaix et Damien Avenard, costumes d'Audrey Mecker, vidéo (prise de vue et montage) de Xavier Ressegand, Lucas Perier et Olivier Arnal.

Jeu : Damien Avenard, Grégoire Arpin-Bueria, Natali Bodin, Fabrice Cathalifaud, Véronique Coirre, Romain Duverne, Dominique Gazaix, Karine Mercereau, Audrey Mecker, Lydia Morjane, Eric Pintard, Nadine Pourtalès-Cheveau et Janice Gruckert-Ciccarelli (la petite fille sur la vidéo).

Nadia de Chavigny pour Midi Libre, janvier 2010

.

Posté par chemindeszarts à 14:47 -
30 octobre 2008

Cabaret Palace : “Tenue de soirée exigée”

2008_Palace

Pour ce rendez-vous "Cabaret Palace",  le spectacle allait être au rendez-vous et chacun était tenu d'apporter sa propre touche d'ambiance: "tenue de soirée exigée" ! Avouons-le, même si cette formule a pu choquer certains, les occasions sont devenues si rares que pas un convive ne bouda vraiment ce plaisir. Après un apéritif rythmé par un talentueux andalou à la guitare, une chanteuse interpréta deux titres anglophones alors que le service du dîner débuta sous les acacias, et le ballet des majordomes stylés augurait bien de la soirée. De fait, le repas était excellent, mais c'était sans compter un grain de sable malicieux qui avait juré de faire grincer cette belle mécanique. Une serveuse manqua soudain de renverser ses plats en évitant un enfant qui traînait, lequel se mit à rythmer sa mauvaise humeur en frappant assidûment sur deux gamelles. La serveuse lui répondit en tapant du pied et le tout se transformant en un étonnant numéro de claquettes. Le ton était donné et la surprise au rendez-vous. Puis notre Andalou reprit sa guitare, bien décidé qu'il était à une poursuite du dîner dans le calme… s'il n'y avait pas tout ce bavardage… et cette belle chilienne qui s'est mise à parler, parler, parler… on ne comprenait rien…. et rien ne semblait la perturber malgré toutes les tentatives du maître de maison pour la faire réagir, ses efforts se traduisant en un ballet incongru et gracieux. Enfin  (et surtout hélas pour le spectacle) cela cessa et notre Andalou put faire son retour. D'ailleurs il commençait à prendre bien de l'assurance celui-là, avec les vocalises qu'il s'était mis à vociférer… Le spectacle continua entre danses, chants, jonglages, claquettes, puis on sentit poindre l'exaspération chez le maître de maison : tout ce petit monde semblait en prendre bien à son aise ! Et soudain, ce fut l'explosion. Un enfant qui faisait preuve d'insolence (tout le monde avait reconnu Soliman, notre enfant au tambour) fut jeté à l'eau, dans la vaste ancienne piscine municipale ! Cela ne suffit pas ? Et le jongleur qui se croit tout permis. A l'eau aussi ! Et l'Andalou qui a décidément totalement disjoncté ? A l'eau, tous, à l'eau, à l'eau… Une fois la surprise passée, tout le monde a compris qu’il s'agissait d'un joyeux délire, une fin à la Peter Sellars dans son film “The party”, pour une bien belle soirée étoilée qui s'acheva en un grand éclat de rire.


Luc Egnell pour le Petit Journal de Saint-Laurent-le-Minier, N° 8, octobre 2008

Posté par chemindeszarts à 12:30 -


  1